
Une flamme éternelle
Hashem ordonne à Moshé de recueillir de l'huile d'olive pure pour alimenter la « flamme éternelle » de la menorah, qu'Aaron doit allumer chaque jour.
Les vêtements sacerdotaux que doivent porter les kohanim (prêtres) lorsqu'ils officient dans le Mishkan sont décrits. Tous les kohanim portaient : 1) le ketonet, une tunique longue en lin ; 2) le michnasayim, un pantalon en lin ; 3) le mitznefet ou migba'at, un turban en lin ; 4) l'avnet, une longue ceinture nouée au-dessus de la taille.
De plus, le kohen gadol (grand prêtre) portait : 5) l'efod, un vêtement semblable à un tablier ; 6) le choshen, un pectoral orné de douze pierres précieuses gravées des noms des douze tribus ; 7) le me'il, un manteau orné de clochettes d'or et de grenades décoratives sur son ourlet. 8) Le tzitzit — une plaque d’or portée sur le front, sur laquelle est inscrit le nom sacré de D.ieu.
La parasha Tetzavei contient également les instructions détaillées de D.ieu concernant l’initiation de sept jours d’Aaron et de ses quatre fils — Nadav, Avihu, Elazar et Itamar — au sacerdoce, ainsi que les instructions pour la fabrication de l’autel d’or sur lequel on brûlait le ketoret (encens).

Miracles cachés, joie révélée
Lundi soir et mardi, nous célébrons Pourim. Cette fête commémore le miracle du peuple juif, sauvé par la grâce divine dans l'ancien empire perse du complot d'Haman visant à exterminer tous les Juifs, jeunes et vieux, enfants et femmes, en un seul jour. L'héroïne de l'histoire de Pourim est Esther, qui révéla ce complot à son époux, le roi Assuérus, sauvant ainsi le peuple juif. Pourim, on célèbre la fête par la lecture de la Meguila, des paniers de nourriture, la charité, des festins et la joie.
À Pourim, il est de coutume de se déguiser. Cela contribue à accroître la joie et symbolise aussi comment la présence divine était cachée dans ce miracle, qui est apparu comme un phénomène naturel.

Des miracles au cœur de la nature
Comparez l'histoire de Pourim à celle de nos autres fêtes. Avez-vous remarqué qu'aucun miracle n'y est manifeste ? Au contraire, de nombreuses personnes se sont trouvées au bon endroit au bon moment, apportant l'influence politique nécessaire. Quelle coïncidence ! Nous savons pourtant que ce n'était pas un hasard, mais une manœuvre délibérée d'Hashem, qui tirait les ficelles en coulisses.
Hashem a créé un système pour le monde, appelé la nature. Or, les miracles peuvent se produire de deux manières. La première consiste à contourner ce système, comme, par exemple, en fendant la mer.
La seconde consiste à jouer avec les règles et à trouver malgré tout le moyen de triompher. C'est ce qu'a été Pourim. L'objectif a été atteint sans enfreindre aucune loi naturelle. Ce type de miracle démontre que les lois de la nature ne sont qu'un instrument entre les mains d'Hashem pour gouverner le monde. Ces miracles révèlent l'essence de D.ieu, qui est sans nom, raison pour laquelle la Meguila ne mentionne pas le nom d'Hashem.

Pourim demeurera
La Guemara affirme qu'au temps du Messie, les fêtes ne seront pas célébrées, car leur caractère particulier sera dénué de sens face à la lumière du Messie. Pourim fait exception à cette règle. Pourim sera célébré même durant la venue du Messie. En effet, Pourim célèbre un miracle survenu par des moyens naturels et cachés, ce qui correspond à la Guéula, la révélation de la présence divine dans le monde naturel.

Entendre l’histoire autrement
Le rabbin Dov Ber, le deuxième rabbin de Chabad, était en mission pour son père, le rabbin Schneur Zalman, fondateur du mouvement. Son voyage le mena à Orcha, juste à temps pour la fête de Pourim.
Comme à son habitude, la foule joyeuse s'était rassemblée à la synagogue et le chantre lut la Meguila sur l'air traditionnel. Après la lecture, comme c'était la coutume dans les synagogues d'antan, un plateau fut disposé pour recueillir les pourboires.
Le rabbin Dov Ber sortit un billet de cinq roubles de sa poche et le déposa dans le plateau. Les gens du peuple furent stupéfaits par cette somme considérable, car les dons de toute la communauté ne totalisaient même pas un rouble. Le lecteur de la Meguila, si surpris, se tourna vers le visiteur et dit : « Rabbin, je ne mérite vraiment pas une telle somme ! » Rabbi Dov Ber répondit : « Non, non. Tu le mérites amplement. Je t'ai entendu lire une histoire merveilleuse que je n'avais jamais entendue auparavant. »
Lorsque le vénérable maître de Loubavitch, Rabbi Shmuel Gronem Esterman, raconta cette histoire à ses élèves, il expliqua :
Rabbi Dov Ber entendait la Meguila de son père tous les deux ans. Et de ses lèvres saintes, Rabbi Dov Ber n'entendait que de profonds secrets divins. C'était en effet la première fois que Rabbi Dov Ber entendait l'histoire simple de Pourim lue à haute voix.