
Une prière, une promesse et le Shema
Cette semaine, nous lisons la parasha Vaetchanan.
Moshe raconte au peuple juif comment il a imploré D.ieu de lui permettre d'entrer en Terre d'Israël, mais D.ieu a refusé.
Poursuivant son exposé de la Torah, il décrit l'Exode d'Égypte et le Don de la Torah, les qualifiant d'événements sans précédent dans l'histoire de l'humanité.
Moshe prédit que, dans les générations futures, le peuple se détournera de D.ieu, adorera des idoles et sera exilé de sa terre et dispersé parmi les nations ; mais de là, il cherchera D.ieu et reviendra obéir à Ses commandements.
Notre parasha comprend également une répétition des Dix Commandements et des versets du Shema, qui proclament les fondements de la foi juive : l'unicité de D.ieu.

Du deuil à la joie
Le 15 Av est un jour des plus mystérieux, célébré cette année le 29 juillet 2026. Une recherche dans le Shoulchan Arouch ne révèle aucune observance ni coutume particulière pour cette date, si ce n'est la recommandation d'omettre le tachanun (confession des péchés) des prières quotidiennes et d'intensifier l'étude de la Torah.
Le Talmud nous apprend qu'autrefois, « les filles de Jérusalem allaient danser dans les vignes » le 15 Av, et que « quiconque n'avait pas d'épouse s'y rendait » pour trouver une femme. Le Talmud considère d'ailleurs cette fête comme la plus importante de l'année, Yom Kippour arrivant juste après !
Comme la « pleine lune » du mois d'Av, c'est la fête de la Rédemption future, marquant la fin de la tragédie qui a assombri le début du mois. Jusqu'à ce jour, nous avons célébré des siyoumim et fait l'aumône chaque jour pour apaiser notre tristesse et hâter la Rédemption. Mais le 15 Av, cela n'est plus le cas. Quarante-cinq jours avant Rosh Hashanah, c'est aussi le premier jour où l'on commence à se souhaiter mutuellement une ketivah vachatimah tovah, un vœu pour une bonne année.

Un D.ieu, une vérité
Pourquoi l'unicité de D.ieu est-elle le fondement de la foi juive ?
Quand on croit que tout dans le monde est créé par D.ieu et qu'Il est D.ieu seul, on ne commet ni péché ni erreur de jugement.
S'Il est véritablement partout, comment pourrait-on s'égarer ? Et puisqu'Il est le Maître de toute la création, croire en Son Un ne laisse de place à aucune autre voix de la raison que celle qui se réfère à la Torah comme vérité.

La joie et la Délivrance
Un jeune garçon demanda une pomme à son père. Face au refus de celui-ci, il récita la bénédiction pour le fruit. Ne pouvant laisser sa prière être vaine, son père lui donna la pomme. Nous devrions aborder la Guéulah de la même manière. Lorsque nous nous réjouissons avec la certitude absolue que le Messie vient maintenant, notre joie elle-même contribue à la Guéulah.

Un chidoukh d’en haut
Notre fille Hindy, qui a maintenant 18 ans, nous accompagnait chez le Rebbe. Avrohom, notre fils, étudiait à la yeshiva Loubavitch de New York depuis un an déjà, et il nous attendait à l'aéroport. Il nous racontait les dernières nouvelles et les événements qui se déroulaient au 770.
Il ne cessait de mentionner le nom d'un ami particulier, ShmuelLew. Ce garçon semblait incarner toutes les vertus, un talmid chochom d'une intelligence exceptionnelle, athlétique et très beau. Avrohom nous rappelait que nous l'avions rencontré lors de notre séjour au camp d'été dans les Catskills l'année précédente.
Je ne me souvenais d'aucun jeune homme aussi distingué et remarquable. De toute façon, à mes yeux non avertis, ils se ressemblaient tous beaucoup : de taille moyenne à grande, une barbe naissante, une chemise blanche à manches courtes. « Enfin, » l'interrompis-je, « pourquoi me parlez-vous de lui ? » Il semblerait qu'Avrohom ait voulu organiser une rencontre entre Shmuel et Hindy. (Nous avons appris plus tard que le Rebbe était impliqué et qu'il encourageait ce projet. À ce moment-là, nous ignorions tout de son implication et de son consentement à ce mariage arrangé.) Roselyn a déclaré qu'elle ne consentirait en aucun cas à cette rencontre ; elle refusait même d'y songer. « Elle n'a que dix-huit ans et il y aura bien assez de temps pour un mariage arrangé plus tard. » C'en était trop !
Nous avons passé trois semaines à Brooklyn lors de ce séjour. Pendant toute la durée de notre séjour, le rabbin Shemtov et notre fils Avrohom ont exercé une pression intense sur Roselyn. « Tu dois laisser cette rencontre avoir lieu. » « Quel mal cela pourrait-il faire ?» « Ils ne s'entendront peut-être même pas. » Et ainsi de suite. Roselyn a donc saisi l'occasion d'envoyer Hindy loin, très loin, à Détroit, dans le Michigan, où se trouvait un camp Loubavitch pour filles. « Là-bas, elle sera à mille lieues de ce Shmuel Lew. »
Hindy passa six jours merveilleux dans le Michigan, toujours en compagnie d'une amie qu'elle venait de rencontrer. Cette amie, Mindy Feller, ne manquait jamais une occasion de lui parler sans cesse d'un frère merveilleux et séduisant qu'elle avait, un véritable génie ! On découvrit plus tard – trop tard – que Mindy était la sœur mariée de Shmuel Lew.