
Appelés à se rapprocher
Cette semaine, nous commençons la lecture du livre de Lévitique (Sefer Vayikra).
D.ieu appelle Moïse et lui communique les lois des korbanot, les offrandes d'animaux et de farine apportées au Tabernacle. Celles-ci comprennent :
• L'offrande ascendante (olah), entièrement élevée vers D.ieu par le feu au sommet de l'autel ;
• Cinq variétés d'offrandes de farine (mincha), préparées avec de la farine fine, de l'huile d'olive et de l'encens ;
• L'offrande de paix (shelamim), dont la viande était consommée par celui qui l'apportait, après que des parties aient été brûlées sur l'autel et d'autres données aux kohanim (prêtres) ;
• Les différents types d'offrandes d'expiation (chatat), apportées pour expier les transgressions commises ;
• L'offrande de culpabilité (asham), apportée par celui qui s'est approprié des biens du Sanctuaire ou par celui qui a des doutes quant à la transgression d'une interdiction divine.

Se souvenir des premières offrandes
Le Mishkan fut inauguré le premier jour du mois hébraïque de Nissan de l'an 2449 depuis la Création. Dès ce jour, et pendant les douze premiers jours de Nissan, le chef – le nasi – de chacune des douze tribus apporta des offrandes inaugurales en tant que représentant de sa tribu.
Nous avons coutume de commémorer l'inauguration du Mishkan chaque année en lisant, durant chacun de ces douze jours, les versets de la Torah qui décrivent les offrandes du nasi de ce jour. Ces versets sont traditionnellement lus après la prière du matin, mais peuvent être récités à tout moment de la journée

Nettoyer dehors, nettoyer dedans
À l'approche de Pessach, de nombreux foyers entreprennent un grand nettoyage afin d'éliminer toute impureté (chametz), interdite pendant cette fête. Ce travail matériel a également une dimension spirituelle.
Tout en nettoyant nos maisons, nous devons aussi sonder notre être profond, notre « mini-maison », et rechercher en nous ce qui est impur (chametz), indésirable et improductif. Après un travail d'introspection et une identification de ces traits négatifs, nous pouvons progressivement les éliminer et les remplacer par des qualités positives.

La bonté amène la délivrance
Faire l’aumône et accomplir des actes de bonté de toutes ses forces hâte la venue de la Guéulah, lorsque Hashem accomplira l’ultime charité et bonté en rassemblant tous les Juifs.

Une prière qui sauve une âme
Il faisait déjà tard dans la nuit et la plupart des habitants de Mezerich dormaient profondément lorsque le célèbre Maggid de Mezerich, le chef spirituel de la ville, entra dans la salle d'étude et réunit ses élèves.
« Venez, récitons des psaumes », leur dit-il. « Un Juif est en grand danger et a besoin de nos prières.»
Après un moment, il ajouta : « Ce Juif a pris la résolution de se repentir et de revenir à D.ieu. Aidons-le à tenir sa résolution en priant pour lui.»
Le Maggid retourna ensuite dans ses affaires et cela fut vite oubliée.
Quelques jours plus tard, un des élèves présents ce soir-là se retrouva dans une ville lointaine et reconnut, parmi les pauvres voyageurs de la synagogue, un ancien habitant de Mezerich.
« Que faites-vous ici et pourquoi avez-vous quitté notre village ?» lui demanda-t-il.
« Je vais vous raconter mon histoire », répondit le vagabond. Comme vous le savez, dès mon plus jeune âge, je me suis rebellé contre les préceptes moraux et religieux de mon éducation.
Je me suis mis à voler des chevaux pour survivre. Je volais les plus beaux la nuit et les emmenais en douce dans les villes voisines où je les revendais rapidement à vil prix.
Très vite, je suis devenu le meilleur voleur de chevaux. Dès que j'avais repéré un cheval, il ne me restait plus qu'à le posséder.
Un jour, arrivé dans un village, j'ai aperçu deux magnifiques chevaux tirant la charrette d'un fermier. « Dis adieu à tes chevaux ! » me suis-je dit mentalement. « Demain, ils seront à moi. »
Cette nuit-là, je me suis introduit dans l'étable et j'ai commencé à voler les chevaux. Soudain, un événement inattendu s'est produit : un des ouvriers agricoles, qui dormait au-dessus de l'étable, s'est réveillé en sursaut à cause du bruit et a appelé à l'aide.
J'ai alors prié comme jamais auparavant. Je me suis dit : « Me voilà, à agir de façon si terrible et à demander l'aide de Di.eu ? Pourquoi voudrait-il aider un voleur comme moi ? » Sur le champ, j'ai décidé de changer de vie et de me racheter, pourvu que je puisse être sauvé de cette situation. Soudain, j'ai aperçu des vêtements froissés dans l'étable et j'ai eu une idée. J'ai vite bourré les vêtements de paille jusqu'à ce qu'ils ressemblent à une personne, je les ai mis sur le dos d'un cheval et je l'ai lâché au galop. Tout le monde s'est lancé à sa poursuite et j'ai réussi à m'échapper.
« Vous voyez donc que je tiens ma promesse de revenir à D.ieu. Je ne pourrai jamais rembourser tout ce que j'ai pris, car les victimes de mes crimes sont nombreuses et je ne sais pas qui elles sont. Je vis donc comme un pauvre vagabond, allant de synagogue en synagogue et vivant de la bonté des étrangers, espérant que D.ieu me pardonnera. » Après un moment de réflexion, l'étudiant réalisa que les événements dramatiques survenus dans la grange avaient eu lieu la nuit même où lui et ses camarades récitaient des psaumes dans la salle d'étude avec le Maggid de Mezerich.