
Leadership et Loyauté
Korach incite à la mutinerie, contestant l'autorité de Moïse et la nomination d'Aaron comme grand prêtre. Il est accompagné de Datan et d'Aviram. Deux cent cinquante membres éminents de la communauté se joignent à eux et offrent l'encens sacré pour prouver leur valeur à la prêtrise. La terre s'ouvre et engloutit les rebelles, et un feu consume ceux qui ont offert le ketoret.
Une plaie qui survient ensuite est stoppée par l'offrande de ketoret faite par Aaron. Le bâton d'Aaron fleurit miraculeusement et produit des amandiers, prouvant ainsi que sa désignation comme grand prêtre est d'origine divine.
D.ieu ordonne qu'une part de chaque récolte de blé, de vin et d'huile, ainsi que tous les premiers-nés ovins et bovins, et d'autres dons spécifiques, soient offerts aux kohanim.

Des miracles à notre époque
Le 6 Tamouz commémore la libération des otages d'Entebbe, détenus en Ouganda, par le commando Istaek en 1976. C'est un jour de miracles. Cet événement nous rappelle que les victoires du peuple juif ne datent pas d'hier. Hashem est toujours à nos côtés, hier comme aujourd'hui, et Il veille constamment sur nous.

Toujours viser plus haut
La Torah est très attentive au choix des noms des Parachas. Pourquoi alors nommer la section de cette semaine d'après un homme rebelle qui fut puni ? Pourquoi Hashem n'a-t-il pas choisi un nom comme Moïse ou Cohen, mais Korach ?
La réponse est que Korach nous enseigne une leçon précieuse. Même s'il l'a exprimée maladroitement, son véritable désir était la progression. Il nous a appris à ne jamais nous contenter de notre situation et à toujours viser plus haut.

Les promesses tenues
Hashem a promis à Abraham, Isaac et Jacob de leur donner la terre d’Israël. Puisque cette promesse ne s’est pas réalisée de leur vivant, la Guemara y voit une preuve de la Techiyat Hameitim, la résurrection des morts lors de la venue du Messie. Nos ancêtres ressusciteront et recevront la terre que Hashem leur a promise.

Le chemin du retour
Le cheminement vers son âme juive, quel que soit l'âge auquel on l'entreprend (et j'ai 67 ans), non seulement vous éloigne de toute autre vie, mais vous engage brusquement sur une voie libérée de la confusion et de la peur, offrant un chemin plus lumineux et transparent.
Chaque nouvelle expérience juive me le confirme davantage. Soudain, D.ieu est devenu un partenaire essentiel dans ma vie. Je ressens sa présence bienveillante et son approbation lorsque j'étudie l'hébreu – la langue de mon peuple –, lorsque je participe aux offices des Fêtes solennelles, ou lorsque je me recueille en lisant et en m'imprégnant de la beauté des voix des psalmistes.
Lorsque j'ai demandé au rabbin Yosef Goldwasser, émissaire du mouvement Chabad-Loubavitch à Mobile, en Alabama, de placer une mezouza sur l'encadrement de la porte de ma chambre, il l'a fait en prononçant une courte bénédiction. À cet instant, j'ai ressenti un calme profond et la protection divine. J'ai déjà une mezouza à ma porte d'entrée, mais la certitude de la présence et de la protection de D.ieu pour mon mari et moi pendant notre sommeil est une source de réconfort et de force. Lors des prochaines visites du rabbin, je compte ajouter une mezouza à chaque porte appropriée de ma maison.
Mon grand-père bien-aimé, Velvel Sterling, est décédé à la veille de Rosh Hashanah en 1986. Ce fut véritablement l'un des jours les plus tristes de ma vie. Cette année, pour son yahrzeit, dans le cadre de mon cheminement spirituel juif, je me suis procuré une bougie de yahrzeit à brûler en sa mémoire. Je m'attendais à ressentir une certaine tristesse. J'avais tort. Prier avec gratitude pour sa longue présence dans ma vie – pour la sagesse qu'il m'a transmise, pour son humour inlassable et sa générosité – m'a apporté une joie profonde.
À la lueur de cette petite bougie, j'ai revu son sourire, si naturel et si fréquent, qui illuminait la vie de ceux qui l'entouraient. En allumant cette bougie, j'ai de nouveau reçu le don du lien avec mon héritage et mon peuple.
Alors que je m'imprègne de plus en plus de mon identité juive et de sa signification, je comprends clairement que de nouvelles responsabilités m'incombent. Désormais, je ne suis plus seulement responsable de moi-même : ma foi et des milliers d'années de tradition me lient à chaque Juif du monde. Mes actions – mes paroles, mes pensées – ont des conséquences qui dépassent largement mon petit monde et peuvent contribuer à l'avènement du Messie. Elles font partie intégrante de la relation et du lien que D.ieu entretient avec tout son peuple élu, et c'est là que réside ma responsabilité envers ce lien.
Ce n'est pas que je ne commettrai pas d'erreurs. C'est que je sais maintenant que je peux me corriger et persévérer, et que D.ieu sera là pour me pardonner et me remettre sur le chemin que j'ai choisi pour devenir un meilleur Juif, animé d'une conscience collective.
En m'épanouissant pleinement dans mon identité juive, je me sens comme la chenille proverbiale. Après avoir été si longtemps enfermée dans mon cocon, je suis soudain un papillon bleu et blanc, et ma vision du monde – que je contemple d'un point de vue plus élevé – est plus belle que je n'aurais jamais pu l'imaginer. Je vois les liens qui m'unissent au monde juif se tisser au loin, et je perçois ma place en son sein, ainsi que ce que je dois faire pour continuer à enrichir la trame de ces liens.
Rachel Leah Fry