
Vivre avec des normes plus élevées
Cette semaine, nous avons lu la paracha Emor, qui énonce les lois concernant les Cohanim. Il leur est interdit de se souiller au contact d'un cadavre ou d'épouser une divorcée. Un Cohen souffrant d'une difformité physique ne peut officier au Temple, et un animal atteint d'une telle difformité ne peut être offert en sacrifice.
La seconde partie d'Emor énumère les fêtes du calendrier juif : le Shabbat hebdomadaire, Pessach, le compte de l'Omer, Rosh Hashana, Shavouot, Yom Kippour et Souccot. La Torah aborde ensuite l'allumage de la menorah au Temple et les pains de proposition, déposés chaque semaine sur la table.
Emor se conclut par le récit d'un homme exécuté pour blasphème, et les peines encourues pour meurtre, atteinte à autrui ou destruction de biens.

Lag BaOmer : un jour de lumière
Lag BaOmer, le 33e jour du compte de l'Omer, qui tombe cette année mardi, est un jour de fête du calendrier juif en l'honneur de Rabbi Shimon bar Yochai, auteur du Zohar. On le célèbre par des promenades (au cours desquelles les enfants jouent traditionnellement au tir à l'arc), des feux de joie, des défilés et d'autres festivités. Nombreux sont ceux qui se rendent sur la tombe de Rabbi Shimon (à Meron, dans le nord d'Israël), dont sa hilloula est commémoré ce jour-là.

Représenter Hashem partout
La parasha de cette semaine aborde le blasphème, le fait de déshonorer le Saint Nom de D.ieu. Cela concerne la destruction physique d'une synagogue, d'un édifice sacré, mais aussi nos actes. Où que nous allions, nous représentons Hashem et le judaïsme, et nous devons veiller à ce que, lorsqu'on nous voit, on perçoive quelque chose de positif. Agir ainsi procure à Hashem la plus grande joie.

Se raffiner pour la délivrance
Durant le Sefirat HaOmer, nous œuvrons à affiner et à élever nos qualités morales. Par ce travail, nous attirons dans le monde la lettre hébraïque Aleph, présente dans le mot Geulah (Rédemption). Ensuite, nous pourrons à nouveau célébrer l'office au Beit Hamikdash, en priant D.ieu chaque jour lors du compte de l'Omer.

Une bonté au-delà du ciel
C'était la nuit de Yom Kippour, le jour le plus saint de l'année.
Alors que tous les Juifs se rassemblaient à la synagogue, attendant avec impatience l'arrivée de leur Rebbe pour commencer l'office, Rabbi Shneur Zalman, également connu sous le nom d'Alter Rebbe, quitta mystérieusement le petit village européen.
Certains de ses hassidim dévoués et admiratifs supposèrent que leur maître bien-aimé était monté au ciel, en communion avec D.ieu et ses anges dans les sphères célestes, en préparation de ce jour saint.
Où était donc leur maître bien-aimé ?
Tandis que les hassidim du Rebbe l'attendaient avec inquiétude, ils le virent s'enfoncer dans les bois, un sac sur le dos, pour couper du bois.
Ils apprirent plus tard qu'il avait ensuite apporté le bois et le sac dans la petite maison isolée d'une veuve pauvre qui venait d'accoucher et de ses cinq jeunes enfants. Sauver une vie est si important que couper du bois et faire du feu – normalement interdits le jour saint – sont permis.
Aucune tâche n'était indigne de ce grand érudit de la Torah : il alluma un feu ardent dans la cheminée, sortit la nourriture et les vêtements du sac, nourrit les enfants avec amour et adressa à la femme de nombreuses paroles bienveillantes et attentionnées.
On pourrait dire que l'Alter Rebbe est monté au-dessus du ciel.
Qu'est-ce que la vraie bonté ? Qu'est-ce que le vrai don ?
La vraie bonté et le vrai don consistent souvent à prendre soin des autres et à les choyer discrètement.
Le judaïsme nous enseigne avec douceur, que la vraie bonté ne s'accomplit pas dans l'éclat de la gloire.
La vraie bonté et le vrai don consistent souvent à prendre soin des autres et à les choyer discrètement.
Souvent dans l'épreuve.
Souvent dans la souffrance.
Souvent même lorsque ce n'est pas « mon rôle ». L'influence sur ce monde n'est pas réservée aux princes charmants, aux visages retouchés d'Hollywood.
C'est la responsabilité et le droit de chacun d'entre nous, avec tous nos talents et nos forces, et oui, avec toutes nos faiblesses.
Nous, et nos proches, sommes immortalisés bien après notre disparition, par les actes de bonté accomplis sur cette terre : un murmure réconfortant à un enfant effrayé, un cœur brisé consolé, la charité quand on est dans le besoin, la patience et la tolérance envers un parent difficile, un repas réconfortant préparé avec amour…
C'est par cette bonté et ce don de soi que nous touchons au divin, nous élevant au-delà des cieux.